Les passions d'Elektra

Critiqueuse de tout et rien ;)

23 septembre 2015

Legend, tome 1 - Marie Lu - Critique

 

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Ce qu’on nous annonce :

Entrez dans la légende...

June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Né dans les taudis qui enserrent la ville, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter. Issus de deux mondes que tout oppose, ils n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June se lance dans une traque sans merci... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?  

 

Jeunesse, dystopie (beaucoup soufflent Hunger Games), on y retrouve les ingrédients habituels. Un monde post apocalyptique – ici, c’est la montée des océans qui a provoqué la perte de territoires, résultat les Etats se font la guerre. Nous avons la République, lieu où prend place l’action du roman qui affrontent les Colonies – apparemment à l’est des USA, vu que nos héros sont en Californie – mais dont on ne sait pratiquement rien. Cela dit on aura sûrement deux tomes pour les découvrir. Nous avons donc un Etat franchement autoritaire, la liberté d’expression n’est que peu existante, la répression est violente et sans appel. Les exécutions sont légions. Le fichage de chaque individu, histoire de pouvoir suivre tout le monde à la trace, un président / dictateur réélu depuis perpèt’. Une importante séparation entre les riches et les pauvres. Un test qui détermine qui appartient à quelle catégorie (un test d’aptitude, à 10 ans). Bref, rien de très nouveau.

Non, ce que j’ai aimé dans cette histoire, outre le fait qu’on suive deux personnages, donc on change de point de vue à chaque chapitre, c’est que si l’un d’eux est un rebelle, absent des fichiers de la République (ce qui est forcément suspect), qui vole, commet des crimes contre la République (sans jamais tuer personne), l’autre est une ado riche, qui fait partie de l’élite. Elle est à la seule à avoir fait un sans faute à son test d’aptitude, elle a sauté plusieurs classes, est major de sa promo et forcément une chauvine, la république est belle, la république est merveilleuse, la république est parfaite, tous ses opposants doivent être abattus car ils ne font que troubler l’ordre merveilleux qu’a instauré la république, ils ne font que l’empêcher d’exterminer les soldats des Colonies jusqu’au dernier, tout opposant est donc traqué sans relâche car dangereux, il entrave le bien commun.

Je n’ai pas énormément lu de dystopies (on en a eu trop sur le marché d’un coup, et c’est à peu près au même moment que j’ai découvert le steampunk, genre que j’ai préféré (cela dit un mélange dystopie/steampunk vous avez new victoria de Lia Habel qui est vraiment bon). Résultat je me retourne à nouveau vers ce genre seulement maintenant. Mais de ce que j’ai lu on a toujours les points de vue des opposants, mais jamais des pro régimes en place. Et c’est ce que j’ai vraiment aimé dans ce roman, parce qu’on voit l’ampleur du… lavage de cerveau, en quelque sorte, à travers ses yeux. Et ça change (ou pas, tant j’écris une connerie et c’est devenu vachement courant). Et j’ai aimé le fait qu’on attende qu’une chose, au final, c’est que les deux personnages se rencontrent. Après tout elle croit qu’il a tué son frère, alors comment ça va tourner ? Ca, je vous laisse le découvrir par vous mêmes.

Même si c’est du jeunesse (peut être un poil plus jeune que hunger games à mes yeux, je dirais), ce n’est pas pour ça que c’est simpliste, même si j’avais vu venir une partir de l’issue finale. Et on a pas trop de niaiseries (je n’ai levé les yeux au ciel qu’à deux ou trois reprises, ce qui n’est pas mal sur un bouquin de presque 400 pages (et je suis allergique à la niaiserie). Résultat, j’ai hâte de me procurer la suite, et même de tester la nouvelle saga de l’auteur qui a l’air pas mal aussi. Une dystopie, encore, de mémoire.

 

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16 septembre 2015

Les mensonges de Locke Lamora - Scott Lynch - critique

 

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Ce qu’on nous annonce : On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort.

En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes.

Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier,

Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

 

Il faut savoir que je ne suis pas une fan de fantasy. Excepté game of thrones je ne me souviens pas de quand j’en ai lu un (et encore je me suis arrêtée au milieu de la sage, trop de personnages chiants, sorry george). Mais ce livre, je ne l’ai pas lu d’une traite (vous avez vu la brique ? En plus j’étais pas beaucoup chez moi, et allez vous trimballer ça dans les transports en commun), ce serait mentir, mais je me suis régalée tout au long de ma lecture. Peut-être parce que le côté fantasy n’est pas ultra présent, l’intrigue pourrait aisément être transposée dans le présent. On sent le fantasy, mais pas tant que ça non.

Ce qui est intéressant dans l’écriture de ce roman, c’est que l’auteur nous fait un million de flash-back et flash forward sans qu’on soit jamais perdu une seule seconde. On commence avec un chef d’une ligue de voleurs qui veut vendre le jeune Locke à un prêtre (qui s’avère être un autre chef de ligue de voleurs) parce que c’est un fouteur de merde. Mais un fouteur de merde pas mal intentionné. On s’attache très vite au personnage, on imagine aisément sa petite bouille innocente, on lui donnerait sûrement le bon dieu sans confession (et je n’ai même pas tenté de faire un jeu de mot parce qu’il y a un personnage qui se prétend prêtre). Il est malin, roublard, il s’adapte très rapidement, sait tirer le meilleur des pires situations, bref il est adorable. Et très vite on des chapitres qui nous le présentent adulte, avec un plan ingénieux qui pourrait e^re foireux mais qui se révèle être du génie pur.

Locke n’est pas le seul attachant, mais comme la majorité des chapitres ou sous chapitres sont centrés sur lui, forcément on le connaît mieux, mais tous les personnages sont charismatiques et apportent quelque chose à l’intrigue, et la multitude de chapitre dans le passé, sur l’enfance de Locke nous montre l’organisation politico-criminelle de la ville, les gens qui ont le pouvoir (les, vrais, pas les nobles), l’univers, la formation de Locke et aussi celle de ses acolytes…

Ce roman est un pur bijou et j’ai hâte de me plonger dans la suite et savoir comment Locke va s’adapter, parce que la fin, mes aïeux, la fin m’a laissé sur le cul. Si la première moitié du livre est tranquille et nous montre tous les évènements qui se mettent en place, l’arnaque, bien évidemment, qui est quand même le thème central (après tout on se sert de l’arnaque pour introduire les souvenirs et nous montrer comment les personnages ont appris telle ou telle chose, ou rencontré telle personne, ce qui les a amené à organiser l’arnaque au final (et elle est extrêmement bien pensée)), la seconde nous amène une Némésis pour Locke, en fait, pour tous les voleurs de la ville. Le méchant est intriguant, on est incapable de deviner qui il est ou quelles sont ses motivations avant qu’ils ne nous les dévoilent lui-même. Et le roman monte en puissance à partir du moment où on a connaissance de son existence puis que Locke croise sa route.

Sans parler des dialogues qui sont plus que savoureux.

Bref, jetez vous dessus, moi je vais me jeter sur la suite, en espérant qu’elle soit du même niveau, parce que Scott Lynch a mis la barre très haut avec ce premier tome.

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07 septembre 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #20

 

Pas d'article depuis un petit moment, me revoilà avec un (petit) c'est lundi.

 

Ce que j'ai lu les semaines passées : 

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Je ne suis pas très branchée fantasy, mais je me suis régalée avec ce livre et je pense lire la suite prochainement. Chronique à venir.

Bon, ce n'est pas tout à fait vrai, je n'ai pas lu que ça. En réalité j'ai rattrappé tous mes mensuels marvel (mars-juillet, il me reste août encore) en retard, et les mensuel deadpool depuis marvel now. Et plus je les lis plus je me dis que la Fox a vraiment pas intérêt à chier dans la colle avec le film en février prochain. Je les attends au tournant. Et avec ces mensuels Deadpool, j'ai énormément ris (je pense ne jamais me remettre de Deadpool déguisé en Marilyn) mais j'ai aussi eu envie de pleurer, de lui faire un câlin et de le protéger. Parce qu'il en a pris plein la gueule, parce qu'il se fait rejeter de tous les côtés, parce que tout le monde insiste pour dire "on est pas amis" / "on est pas partenaires" etc, alors que souvent il les aide (genre avec spidey, ou luke cage) et je trouve ça assez cruel. Même Logan a pas été super cool au début d'une storyline avec lui. Bref, le personnage est martyrisé de bout en bout et ça me fait de la peine (c'est aussi un de ceux qui a les meilleurs répliques) et je devrais faire un article dessus en fait un de ces quatre. Je me tâte aussi à commencer à faire des reviews comics. On verra si j'ai la foi ^^

 

Ce que je lis en ce moment :

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Du coup j'ai mis ma lecture en pause, j'étais moins dans le mood pour du policier et beaucoup plus pour du marvel ou du SFFF en général, d'où le fait que j'ai très peu avancé dans ma lecture. Mais le peu que j'en ai lu m'a énormément plu.

 

Ce que je vais lire ensuite : 

Joker !

 

Et vous, que lisez-vous en cette semaine de reprise ? (Enfin, pas pour moi, ma rentrée n'est que le 18 et mon emploi du temps a l'air bien pourri).

28 août 2015

Coup de coeur #4 - Downton Abbey

 

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Downton Abbey… Ah… Une série que j’adore et que je peux voir et revoir (bon sauf la saison 4 que j’aime pas vraiment et que je trouve en dessous des autres, mais la saison 5 remonte bien le niveau et je suis triste que la sixième et dernière soit déjà cette année).

En 1912 le Titanic coule, c’est une surprise pour personne. Mais à son bord se trouvait l’héritier de Lord Grantham (vous savez, chez les anglais le titre (et donc le domaine qui va avec) ne se transmettait qu’à l’héritier mâle, tous ceux qui ont lu/vu orgueils et préjugés s’en souviennent) qui devait épouser la fille ainée de celui-ci et qui meurt donc tragiquement. Ca n’émeut que peut Lady Mary qui voyait en ce mariage arrangé un moyen de la museler définitivement.

Résultat : nouvel héritier, cousin ultra éloigné de Lord Grantham (qu’il aimerait bien casé avec sa fille, again), qui se trouve être un avocat, fils de médecin, la mère était infirmière pendant la guerre. Bref, pas vraiment l’héritier idéal d’un lord. Il va falloir l’éduquer.

Cette série repose principalement sur les personnages : le Lord bien sûr, sa mère, interprétée par la génialissime Maggie Smith qui est probablement mon personnage préféré. Elle a les meilleures répliques de la série, elle remet tout le monde à sa place avec grâce et élégance (mais tout le monde en prend pour son grade), ironie, et elle a beau être la matriarche conservatrice elle peut se montrer très pragmatique et prête à excuser les « erreurs » de ses petites-filles car « elles sont de la famille ». La femme du Lord est américaine, inutile de dire qu’avec sa belle-mère anglaise cela peut parfois être assez drôle. Ils ont trois filles (d’où le problème d’héritage) Mary, l’aînée qui est la plus « froide » (au début c’est vraiment une garce, mais elle évolue bien), Edith qui est la plus serviable mais disons… peu gâtée par la nature, ce que Mary ne manque pas de lui rappeler régulièrement et avec peu de délicatesse, et Sybil, la plus jeune, intéressée par la politique, l’idée de travailler et de se rendre utile pendant la guerre, la plus fofolle dirons nous. Ma préférée des trois. Puis Matthew, le nouvel héritier et sa mère Isobel qui a des idées très sociales et se mêle de tout. Ce qui ne passe pas du tout avec Maggie Smith. Leurs dialogues font partie des meilleurs de la série.

Bien sûr la famille est entourée de (très) nombreux servants qui sont soit attachants soit incroyablement manipulateurs ou encore, dans le cas du majordome, encore plus conservateur que les nobles eux-mêmes ! C’est d’ailleurs très intéressant de voir les relations entre la famille Grantham et tous leurs domestiques qui font un peu partie de la famille après tout.

Par contre, si vous avez une légère tendance à pleurer facilement devant une série, préparez les mouchoirs avant de vous lancer. La première saison est assez légère, mais après ça le drama vient assez vite (la première guerre mondiale, entre autres), et c’est probablement une des séries qui m’a le plus fait pleurer, elle est tellement parfaite qu’on ne peut qu’éprouver énormément d’empathie à l’égard de tous les persos.

 

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23 août 2015

Renaissances - Critique

 

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Ce qu’on nous annonce :

Que feriez-vous si on vous proposait de vivre éternellement ? Damian Hale, un richissime homme d’affaire new yorkais atteint d’une maladie incurable, se voit proposer une opération révolutionnaire par le mystérieux groupe Phénix : transférer son esprit dans un corps de substitution, « une enveloppe vide », un nouveau corps jeune et athlétique pour prolonger sa vie. Comment résister à une telle proposition ? Damian Hale procède au transfert et redécouvre les joies de la jeunesse, du luxe et des femmes dans son nouveau corps. Jusqu’au jour où Damian découvre un terrible secret sur l’opération. Un secret pour lequel Phénix est prêt à tuer.

 

J’ai bien aimé ce film, le cast est sympa, de même que l’histoire, même s’il y a quelques longueurs. Dans le principe, l’idée laisse rêveur. Un nouveau corps quand on est en fin de vie, un corps jeune et en parfaite santé sur le papier c’est génial. Le problème c’est quand le corps en question n’est pas tout neuf mais a été volé à quelqu’un. Et dans ce cas là qui doit garder le corps ? Le propriétaire originel ou celui qui a payé une fortune pour l’obtenir ? C’est le dilemme qui s’impose à Damian. S’il continue le traitement, en un an plus de pensées parasites, plus de souvenirs de l’occupant précédent. Juste lui dans un corps parfait (bon, on peut argumenter, mais le corps de Ryan Reynolds, on a vu pire hein).

Ce que j’ai bien aimé c’est la combinaison morale/expérience scientifique/thriller. Parce que tout ce qui est intéressant c’est le voyage que mène Damian dans le but de découvrir la vérité. On pourrait croire que le personnage qu’on nous présente au départ (un requin en affaire) serait prêt à tout pour garder ce corps et n’aurait que faire de la morale. Mais j’aime bien le fait qu’il soit mitigé. L’envie de vivre vs ce qu’il faut faire, et que va-t-il choisir à la fin ?

Sans parler que les scènes de combat sont plutôt pas mal foutu, après un début lent qui nous montre l’expérience puis que ce n’importe quel homme de son âge à moitié mourant ferait une fois qu’il aurait obtenu un corps tout neuf, on plonge enfin dans l’intrigue, les cascades et les courses poursuites qui font du bien et relèvent la sauce.

Perso, j’ai trouvé la fin prévisible, mais pas dans le mauvais sens du terme, elle est logique et cohérente avec ce qu’on sait des persos et j’en aurais pas voulu une autre.

Un film sympa, pas un coup de cœur, mais intéressant, qui aurait pu peut-être être mieux exploité.

 

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22 août 2015

Morpheus Road, la lumière - D. J. MacHale - Critique

 

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Ce qu’on nous annonce :

Marsh Seaver est un ado comme les autres. Il rêve d'écrire des bandes dessinées. Lui et son ami Cooper doivent passer leurs vacances d'été ensemble. Mais ce dernier, soupçonné de trafic de faux billets, est exilé par ses parents dans le chalet familial. Il disparaît sans laisser de trace. Marsh a alors d'étranges visions d'un être maléfique qu'il a lui-même créé en dessin : le Fossoyeur. Est-il devenu fou ? Est-il vraiment hanté par des fantômes immatériels ? Quelle est cette Route de Morphée que le Fossoyeur veut lui faire emprunter ? Quel rapport a-t-elle avec la disparition de Cooper ? Marsh ne sait pas encore où l'emmènera cette quête de vérité irrationnelle...Après le succès international de la saga de "Bobby Pendragon", D. J. MacHale s'attaque cette fois à la génération au-dessus. Dans ce thriller fantastique qui rappelle l'univers de Stephen King, il entraîne le lecteur à résoudre une série de mystères.

 

Pauvre Marsh, au lieu d’un super été avec son meilleur (et surtout son seul) ami, il se retrouve solo avec pour seule occupation ses talents artistiques et son petit job étudiant. Comme si cela ne suffisait pas à sa détresse, le personnage qu’il a créé apparaît chez lui, et on peut dire qu’il est loin d’avoir de bonnes intentions à son égard. Comme si ça ne suffisait pas, son meilleur ami a disparu de la cabane de ses parents. Et bien sûr, Marsh pense qu’il est le seul à pouvoir l’aider à résoudre ce mystère. Donc, poursuivi par un monstre probablement tueur, il ne trouve rien de mieux que de demander à la sœur de Cooper. Sœur qui est au mieux désagréable avec lui, au pire franche insupportable. Pauvre Mash il s’en prend plein la gueule. Sans compter qu’il a un petit crush sur elle.

J’ai lu ce livre pratiquement d’une traite, la nuit, avec l’orage en bruit de fond. Ca plus l’écriture de MacHale qui fait bien flipper pour du jeunesse et ça suffisait pour me laisser suspicieuse de la moindre ombre dans ma chambre. Il a une façon de décrire la situation, on a l’impression que le fossoyeur est dans notre chambre (ceci est tout sauf rassurant). On n’a vraiment aucun mal à s’imaginer dans les baskets de Marsh, on a vraiment l’impression de vivre la situation.

Je compatis tellement avec Marsh, outre une enquête sur la disparition de son meilleur ami (couplée à des dialogues avec la sœur de celui-ci qui nous feront bien rire par la façon dont elle remballe régulièrement) il passe surtout son temps à s’interroger sur sa santé mentale. Et honnêtement, on ne sait pas ce qui est le pire, que ledit fossoyeur soit un pure produit de son imagination et qu’il soit bon pour l’asile, ou que ce soit une créature venue d’un autre monde avec des intentions tout sauf bonnes envers les vivants.

Ajouté à cela que ses ennemis ne sont pas uniquement ses hallucinations et on a une bonne VDM pour le pauvre Marsh. Parce que question humains qui l’entourent il est pas gâté non plus : son père est parti pour le travail, son meilleur ami a donc disparu, la sœur de celui-ci est une garce, le petit-ami de celle-ci est une brute épaisse qui planterait volontiers la tête de Marsh sur une pique… C’est la grosse ambiance. Et ça ne rend que tout cela plus intéressant parce qu’on s’attache direct à Marsh, ne serait-ce que par empathie.

J’espère que vous apprécierez ce roman autant que moi et je pense me lancer bientôt dans la suite puisque c’est une trilogie.

 

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17 août 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #19

Pas de c'est lundi la semaine dernière, il n'y avait pas vraiment de quoi faire un article ;)

 

Ce que j'ai lu les deux dernières semaines : 

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J'ai fini la saga Leviathan de Scott Westerfeld que je vous conseille vivement si vous aimez les romans steampunk jeunesse. J'ai également fini la saga du bourbon kid d'u auteur anonyme, si j'ai trouvé le tome 3 particulièrement chiant (il se situe avant les évènements du tome 1 et il est inutile au possible) les trois autres tomes sont un vrai régal. Je vous conseille vivement cette saga, et je compte bientôt lire son dernier livre, dans un univers différent cette fois. 

Quant au magicien d'Oz, je pense que c'est l'histoire dont on entend le plus parler dans les séries US, et avec Once Upon A Time qui nous a ramené la wicked witch durant la dernière saison, j'avais envie de me lancer enfin dans la lecture de cette histoire, et je n'ai pas été déçue. Histoire toute choupi à mettre entre tous les mains, des jeunes comme des moins jeunes ;)

 

Ce que je lis en ce moment : 

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Je continue ma découverte de cette auteur japonaise. Jusqu'à présent je n'ai pas été déçue. Ce n'est pas la meilleure auteur de polar du Japon pour rien en même temps.

 

Ce que je vais lire ensute :

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J'ai galéré pour le trouver sur Aix, alors je pense enchainer avec, après toute cette peine.

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

05 août 2015

Smog of Germania - Marianne Stern - Critique

 

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Germania, début des années 1900, capitale du Reich.

À sa tête, le Kaiser Wilhem, qui se préoccupe davantage de transformer sa cité en quelque chose de grandiose plutôt que de se pencher sur la guerre grondant le long de la frontière française - et pour cause : on dit qu'il n'a plus tous ses esprits. Un smog noir a envahi les rues suite à une industrialisation massive, au sein duquel les assassins sont à l'œuvre.

Une poursuite infernale s'engage dans les rues et les cieux de Germania le jour où la fille du Kaiser échappe de peu à une tentative de meurtre. Objectif : retrouver les commanditaires. La chose serait bien plus aisée s'il ne s'agissait pas en réalité d'un gigantesque complot, qui se développe dans l'ombre depuis trop longtemps.

 

Ce livre a été pour moi un vrai coup de cœur, l’héroïne a beau être une pimbêche, naïve qui n’a aucune conscience du monde réel (en même temps, elle est la fille du Kaiser, c’est assez logique), elle est très vite attachante. Son pauvre garde du corps a bien du mérite, parce que la surveille n’est pas une tâche de tout repos. C’est un peu une caricature au début, elle cherche des sensations fortes en donnant rendez-vous à des filles de nobles de la cour dans un des coins les plus pourris de la ville. Et de fait, elle échappe de peu à une tentative de meurtre, grâce à son chaperon, qui est aussi efficace que son apparence est effrayante, mi-homme, mi-robot.

Le début du livre est assez « morcelé » les chapitres sont centrés sur des personnages différents, histoire de mettre l’intrigue en place, et de nous présenter tout le monde, mais il est difficile au départ de savoir où l’auteur veut en venir. Jusqu’au moment où on comprend que tout est lié, et comment se croisent les histoires de chacun (environ 60 pages) et ensuite ça se lit tout seul et il est difficile de le lâcher.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance steampunk, très présente dans ce bouquin, que ce soit les zeppelins, les différentes inventions, la mécanique de l’Exécuteur du Kaiser qui se trouve aussi être le chaperon de Viktoria… Les éléments steampunk sont présents partout, et très bien amené, l’univers nous paraît couler de source (et quand on referme le bouquin on est un peu déçu que ces merveilleuses inventions n’existent que dans notre imagination), puis ça change, un univers steampunk en dehors de l’Angleterre victorienne.

Outre Victoria et son garde du corps, le troisième personnage central est Maxwell, le maître espion du Kaiser, capitaine d’un zeppelin (capitaine atypique), probablement mon personnage préféré des trois, qui alterne entre flegme et agacement, voire colère, ses sautes d’humeur étant cohérentes, elles ne m’ont pas gênée (alors que les lunatique ont tendance à m’agacer). Il est à la fois classe et un peu pirate sur les bords, le parfait combo. Ils se complètent bien tous les trois, même si les deux hommes ont tendance à être condescendant envers la candeur de Victoria (j’ai trouvé qu’en dehors de son côté hautain qui pense que tout lui est dû parce qu’elle est la fille du Kaiser, elle n’avait parfois pas le caractère assez trempé à mon goût).

L’écriture est très agréable, et l’histoire est bien ficelée, au final on se retrouve face à un potentiel coup d’Etat et une tentative de provoquer une guerre par la mort de la fille du Kaiser, mais les tenants et les aboutissants sont un peu plus compliqués, difficile d’en dire plus sans vous spoiler, le complot est d’une telle ampleur, qu’on en revient pas quand on sait qui est responsable et qui sont les divers traitres.

Un roman que je vous conseille plutôt deux fois qu’une !

 

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03 août 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #18

 

La semaine dernière a été chargée en lecture, enfin, surtout le week end qui vient de se terminer en fait. En effet je participais au challenge à 1000 de Lili bouquine. 1000 quoi ? me direz-vous. Eh bien 1000 pages entre vendredi 19h et hier minuit. Première fois que je le réussis (première fois que j'ai le temps cette année d'y participer convenablement).

 

Ce que j'ai lu la semaine dernière :

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Miyabe Miyuki confirme sa place dans mon coeur avec Du sang sur la toile, franchement, pour tous ceux qui aiment les policiers et/ou le Japon cette auteur est un must read. Le tome 2 de Leviathan de Scott Westerfeld trainait dans ma PAL des empruntés depuis perpet' et je l'ai dévoré à l'occasion du challenge week end à 1000, j'ai adoré retrouver les personnages. Pendant ce challenge j'ai aussi lu morpheus road, jeunesse mais ambiance horrifique à souhait (accentuée peut-être par le fait que je lisais la nuit, avec l'orage en fond sonore. Parfait).

 

Ce que je lis cette semaine :

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Je l'ai pratiquement fini, c'était mon troisième livre du challenge, et dernier tome de la trilogie du Leviathan. Bonne saga steampunk jeunesse que je recommande également. Vous pouvez d'ailleurs retrouver la critique du premier tome ici.

 

Ce que je vais lire la semaine prochaine : 

Joker !

29 juillet 2015

Rédemption - Bérengère Rousseau - Critique

 

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Ce qu'on nous annonce : Quand un vieux médaillon et quelques documents anciens révèlent à Noâm les soupçons de collaboration qui pèsent sur son arrière-grand-père, son monde bascule. Comment accepter et vivre avec cette honte ? Il veut comprendre. Avec son meilleur ami, il se rend au Château de Noisy, là où son aïeul fut aperçu pour la dernière fois.

Sur place, ils sont victimes d’un éboulement. Ils se réveillent en 1944 à la veille de la Bataille des Ardennes. Noâm voit là l’occasion de restaurer l’honneur de sa famille, au risque de changer le cours de l’Histoire. Et si, justement, celle-ci avait déjà changé ?

 

Je ne suis pas une grande fan de la seconde guerre mondiale, ça reste à mes yeux plus passionnant que le Moyen âge, certes, mais du siècle dernier, je préfère largement la guerre froide, aux deux mondiales. Néanmoins, j’ai lu ce livre, chaudement recommandé par une amie, et je n’ai pas été déçue une seule seconde. L’auteur a une écriture qui nous emporte très facilement dans son histoire, très fluide, et on ne sent pas les presque 300 pages. On arrive à la fin, limite déçue, déjà fini ?

Pourtant on part d’un postulat qui ne m’attirait pas, de mon point de vue c’est le passé et je n’ai jamais compris comment on pouvait culpabiliser pour des actes commis par un ancêtre qu’au mieux on a connu dans notre enfance, au pire qui est mort avant notre naissance. On n’est pas responsable des actes commis par nos aïeuls, seulement les nôtres (pourtant je sais, en lisant des témoignages que les descendants de collabo le vivent très mal, mais bon, peut être que c’est parce que je ne suis pas dans cette situation, mais vu que c’est le passé et que de toute façon on ne peut pas le changer, à quoi bon le ressasser ?).

Malgré tout ça, cette uchronie m’a bien plu, c’était intéressant de voir Noâm rencontrer son arrière-grand-père, et de les voir tous les deux, avec son meilleur ami, galérer dans ce passé qu’ils pensent ne connaître que trop bien, à travers l’histoire, dont ils sont tous les deux passionnés, et qui au final se trouve être légèrement différent du passé qu’ils connaissent. Du coup, il fut très difficile pour eux de prévoir les mouvements de l’armée allemande pour tenter de retourner dans leur présent.

On ne peut qu’avoir de la peine en lisant ce livre, pas seulement pour les actes de guerre en eux-mêmes, ceux-là on les a étudié en long en large et en travers, mais sur l’aspect psychologique des personnages, obligés de collaborer ou au moins de l’envisager pour sauver leur peau ou celle de leurs proches. Et j’ai trouvé que l’auteur avait très bien retranscrit la détresse qui pouvait habiter les personnages dans ces situations. L’atmosphère en général est très bien retranscrite d’ailleurs. Par contre je me suis beaucoup plus attachée à Lucas qu’à Noâm, parfois pénible, et qui a un côté moralisateur qui peut être très agaçant. On a compris que tu culpabilisais mec, ça va pas faire avancer le schmilblik. Il a une personnalité un peu merdique de base quand même. Heureusement pour lui qu’il est arrivé dans le passé avec son meilleur ami, sinon je n’aurais pas donné cher de sa peau. La fin du roman m’a un peu prise au dépourvu, je m’attendais complètement à autre chose.

Au final ce roman m’a donné envie de lire d’autres livres un peu « originaux » reprenant le cadre de la seconde guerre mondiale (et c’était pas gagné d’avance, donc chapeau l’auteur pour m’avoir fait passé outre mon désintérêt initial) comme le maître du haut château de Dick qui traine dans ma PAL depuis des années par exemple. J’ai beaucoup aimé ce premier roman de l’auteur, et je me demande ce qu’elle nous réserve pour la suite. J’ai rarement eu l’occasion de lire des uchronies, donc si vous en avez des bonnes sous le coude à me conseiller, n’hésitez pas à commenter.

 

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27 juillet 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #17

Bonjour à tous, la semaine dernière a été riche en lecture et placée sous le signe des auteurs francophones, sans faire exprès en plus (à l'exception d'hier) !

 

Ce que j'ai lu la semaine dernière :

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J'ai aimé les trois livres, mais j'ai eu un vrai coup de coeur pour smog of germania, je vous en reparlerai dans un prochain article. J'aime tellement le steampunk *_* et je n'ai pas été déçue avec smog of germania et confessions d'un automate mangeur d'opium. Quant à rédemption, je l'ai bien aimé, bien qu'il se base sur une période historique que je n'aime pas du tout (la seconde guerre mondiale). Chronique à venir également (j'en ai beaucoup en retard).

 

Ce que je lis cette semaine :

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Je viens de le commencer alors difficile de dire ce que j'en pense pour l'instant, mais je n'ai pas été déçu par le premier livre que j'ai lu de cette auteur, alors je ne me fais pas trop de soucis ;)

 

 

Ce que je vais lire la semaine prochaine :

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En général je n'arrive pas à vraiment à me tenir à ce que je prévois, mais je suis dans le mood steampunk et il faut que je les rende bientôt à une amie, alors je pense enchainer avec la suite de Leviathan de Scott Westerfeld. Je m'étais régalée avec le tome 1 et j'espère que j'aimerais autant la suite.

Et vous que lisez-vous en ce début de semaine ?

 

22 juillet 2015

Notre dame des loups - Adrien Tomas - Critique

  

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Ce qu’on nous annonce : 1868, aux confins de l’Amérique, les Veneurs, une petite troupe d’hommes et de femmes sans foi ni loi, aux munitions forgées d’argent, l’âme froide comme l’acier, parcourent les immensités de l’Ouest sauvage.

Ils s’enfoncent, la peur au ventre mais déterminés, dans les gigantesques forêts que seuls les Indiens et les pionniers arpentent. Ils connaissent leur mission : elle pue le sang et la mort. Elle a le son des chairs qui se déchirent et des os qui rompent, des incantations vaudou, des balles qui sifflent et des molosses qui aboient. Au loin, les premiers hurlements se font entendre. La chasse commence… Une chasse qui doit réussir quel qu’en soit le prix. Une chasse pour abattre leur plus terrible ennemie : Notre-Dame des Loups…

 

Ce roman fut un véritable coup de cœur. J’ai adoré la narration, c’est du point de vue interne et on change de personnage à chaque chapitre, du coup ça permet d’en apprendre plus sur eux, mais c’est aussi intéressant de voir comment ils perçoivent les boulets qui les entourent. Ils ont tous des aspects attachants et d’autres parfois un peu chiant, les personnages font très « réels » de ce point de vue là. Ils ont tous une raison différente pour s’en prendre aux loups garous, une raison personnelle, ce qui ne peut qu’attiser notre compassion à leur égard.

Le fait que l’action se situe en 1868 aux USA change aussi pas mal la donne. Généralement les romans qui font intervenir des loups ou des vampires que je lis dans cette époque sont plutôt situés dans l’Angleterre victorienne et avec une bonne ambiance steampunk. Rien de tout ça ici. On est plutôt dans une ambiance western et le changement fut très agréable et original. L’écriture de l’auteur nous permet de nous plonger directement dans les pensées des personnages, sans jamais être gêné par le fait qu’on change de point de vue à chaque chapitre, bien que le premier changement fut assez brutal, c’est le moins qu’on puisse dire. On se rend tout de suite compte qu’on a changé, mais l’écriture ne change pas suffisamment pour que ce soit désagréable ou qu’on ait le sentiment d’avoir un roman décousu.

Au final, ce n’est qu’une chasse de loups garous pendant 300 pages, mais le contexte (parce que l’auteur n’hésite pas à aborder les conflits raciaux de l’époque) historique, l’écriture (des fois, vous êtes obligés de mourir de rire alors que ce n’est pourtant pas drôle, les personnages sont plus qu’en galère), et l’ambiance western mêlée d’horreur font que vous ne lâcherez pas le bouquin. Je l’ai pratiquement lu d’une traite. Même s’il fait moins de 300 pages, on ne le trouve pas trop court, l’action s’enchaine au fil des pages et on a aucun temps mort. Sa plume est addictive et je pense tester un autre roman de l’auteur très rapidement. Sans compter que les retournements de situation sur la fin m’ont vraiment surprise. Une belle découverte que je vous recommande donc fortement.

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20 juillet 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #16

 

Ce que j'ai lu la semaine dernière :

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J'ai lu tous les livres de Jerome Noirez que j'avais à ma disposition et c'est toujours aussi bien. Un auteur que je ne regrette pas d'avoir découvert !

 

Ce que je lis en ce moment :

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Je l'ai attaqué hier et j'en ai lu les 2/3. Un bon roman steampunk, j'aime beaucoup l'intrigue et l'univers.

 

Ce que je vais lire ensuite : 

Joker ! Vu que je n'arrive pas à prévoir une lecture, je lis toujours selon le mood.

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

15 juillet 2015

Le club Vesuvius - Mark Gatiss - Critique

 

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Comme à chaque fois depuis que Bragelonne a lancé son « mois du cuivre » je veux acheter tous les titres. Comme à chaque fois c’est la dèche sur mon compte, mais heureusement j’ai pu emprunter ce livre à une amie.

Ce qu’on nous annonce : Portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière. Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux.

Tout est du point de vue de Lucifer et j’ai bien aimé le personnage. Artiste moyennement reconnu le jour, il est agent de la couronne la nuit et exécute certaines cibles sensibles pour le gouvernement. Sa nature de peintre lui donne une couverture bienvenue et lui permet de voyager pour accomplir ses missions, et lui assure un revenu complémentaire parce qu’apparemment, espion ne paye pas assez pour couvrir ses frais. Le personnage est donc relativement attachant, il est cash, ce qui nous donne quelques citations assez mémorables, mais on en sait pas beaucoup au final sur lui en dehors du fait qu’il est un peu déluré pour l’époque et qu’il a tendance à attirer un paquet d’emmerdes. Bon certaines, il les a bien méritées, d’autres sont parfois le fruit d’un malheureuse concours de circonstances.

Il faut dire qu’avec l’enquête / conspiration que son patron lui a donné à résoudre il a pas fini d’en voir des vertes et des pas mûres. Des scientifique morts et une disparue ça fait beaucoup, le tout saupoudré de mystère (Y a-t-il un lien entre les deux ?) et de (més)aventures sentimentales et/ou sexuelles de notre héros. L’action est au rendez-vous, courses poursuites, enlèvements, coups de feu… De ce point de vue là rien à redire.

Le défaut de ce livre ? Pour moi l’aspect steampunk n’est pas assez marqué à mon goût, je m’attendais à en voir plus, et excepté quelques détails de ci de là il faut attendre les 50 dernières pages pour voir vraiment l’ampleur du steampunk dans cet univers. C’est dommage, j’adore le steampunk. Et autre point noir : l’écriture. Je ne dis pas que c’est mal écrit, c’est assez fluide et les évènements s’enchainent de telle façon que les pages défilent rapidement. Je l’aurais lu en une soirée si je ne m’étais pas écroulée de fatigue à cause de la chaleur. Non, l’intrigue est bien amenée, et on ne devine le « bouquet final » que quand on comprend qui est le méchant. Mais je trouve l’écriture… « vide ». Trop carrée, trop épurée, elle est froide. Comme disait une amie, le roman n’a pas d’âme. C’est dommage, sans ça, ce livre aurait pu être un coup de cœur. Donc c’est une légère déception, mais j’ai tout de même envie de lire la suite. Par ce que j’adore le personnage principal et que j’ai envie de voir dans quelles aventures il peut encore nous amener (oui, c’est une trilogie et seul le premier tome a été traduit par bragelonne pour l’instant).

Bref, un roman que je conseille quand même, mais ne vous attendez pas à quelque chose qui révolutionnera votre vie, cela dit j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de Lucifer pendant 300 pages.

 

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13 juillet 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #15

 

Ce que j'ai lu la semaine dernière :

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J'ai eu un peu de mal avec des fleurs pour Algernon, l'histoire est intéressante mais 0 empathie pour le personnage principal, du coup j'ai eu beaucoup de mal pour entrer dans l'histoire, je l'ai trainé un moment. Les pilleurs d'âme je l'ai bien aimé mais sans plus. Pas un coup de coeur donc. J'avais l'impression qu'il manquait quelque chose et la narration m'a parfois gênée, pourtant l'histoire était pas mal ficelée.

 

Ce que je lis en ce moment :

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J'avais bien aimé le shôgun de l'ombre du coup je continue ma découverte de jerome Noirez, je viens juste de le commencer, alors il est trop tôt pour dire si j'aime ou pas, mais ce sont les mêmes perso que dans l'autre roman donc je pense que ça va passer ^^

 

 

Ce que je vais lire ensuite :

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Ca fait un moment qu'il me fait de l'oeil celui-là, et je commence à être de nouveau dans le mood steampunk, donc je pense enchainer avec les voies d'anubis. 

 

Et vous que lisez-vous cette semaine ?

 

08 juillet 2015

Le Paris des merveilles, tome 1 - Pierre Pevel - critique

 

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Ce qu’on nous annonce :

A première vue, on se croirait dans le Paris de la Belle Epoque. En y regardant de plus près, la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes et une ligne de métro rejoint le pays des fées… Dans ce Paris des merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du cercle Cyan, est chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, lorsqu’il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. Il lui faudra alors s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

 

Je me suis régalée en lisant ce livre. C’est le premier roman de Pierre Pevel que je lis, et je pense que je testerais ses autres sagas lorsque j’aurais finis celle-là. L’écriture est très agréable, on se retrouve dans un Paris du début du 20e, mais un Paris différent. La magie est omniprésente et que ce soit les mages ou autres créatures magiques elles sont amenées si naturellement dans l’histoire qu’on croirait qu’elles ont toujours peuplé Paris. Le monde magique est également très bien amené, on a aucun mal à se plonger dans l’histoire et j’ai dévoré le roman pratiquement d’une traite ! Je ne sais pas si j’ai préféré le Paris merveilleux qu’on nous présente ou l’Outremonde peuplé de ces fantastiques créatures…

On a une ambiance agréable, des personnages attachants et bien développés (le point fondamental dans une histoire pour moi, la storyline peut être moisie (ce qui n’est pas le cas ici) si j’adore les persos je peux passer outre sans aucun soucis), plusieurs histoires qui se mélangent sans qu’on s’en rende compte au début, on apprend plein de choses sur Paris, beaucoup d’ironie également dans les dialogues (et la relation entre Louis et Isabel est juste à mourir de rire, pensez Sherlock et Irene avec moins de colère entre les protagonistes, mais l’idée est là, ils se chamaillent tout le temps, ils font vraiment vieux couple, s’envoient chier, se jugent mutuellement mais s’adorent au fond.

Louis est un peu spécialiste d’être au mauvais endroit au mauvais moment, on ne peut que compatir à ses emmerdes. Mais j’adore aussi la façon dont il explique la magie au flic qui enquête sur tous les morts qui ont tendance à émerger dans Paris (et autour de lui), sans condescendance ni honte (ce qui nous permet d’en apprendre davantage aussi). Tout a commencé quand il a rendu service à une vieille amie, emprunter un livre à la bibliothèque de l’Outremonde, cela paraissait innocent n’est-ce pas ? Et bien quand on dit qu’une bonne action ne reste jamais impunie on est pas si loin de la vérité en fait.

Ce livre est un coup de cœur et j’ai hâte de lire la suite (si j’étais riche, je pourrais acheter tous les livres que je veux mais bon je suis team pauvre alors il va falloir attendre encore un peu malheureusement avant de me jeter sur la suite), une fois qu’on est dans l’univers dépeint par Pierre Pevel il est difficile d’en sortir, en tout cas volontairement. J’espère que cette lecture vous plaira autant qu’à moi !

 

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06 juillet 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #14

 

J'ai du mal à faire des c'est lundi toutes les semaines, parce que je ne lis pas beaucoup. Plus que d'habitude quand même, donc je pense que les c'est lundi ce sera souvent tous les 15 jours. Cela dit, je ne culpabilise pas trop, parce que depuis quelques semaines, et j'espère que ça va continuer comme ça au moins tout l'été, j'arrive à publier une critique de livre par semaine (et un ou deux articles ciné/série). Et je programme des articles (le miracle) vu que j'ai tendance à en écrire 3-4 d'un coup quand je m'y mets.

 

Ce que j'ai lu ces dernières semaines : 

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J'ai bien aimé le roman de Mark Gatiss (la critique est prévue pour la semaine prochaine), sans que ce soit un coup de coeur. Je lirai la suite avec plaisir quand elle sortira. Je me suis régalée avec le roman de Jerôme Noirez et je pense enchainer bientôt avec d'autres de l'auteur. Ca m'a redonné envie de lire des romans qui se passent au Japon. Quant à notre dame des loups ce fut un coup de coeur et il faut que j'écrive la critique. Là encore je pense lire d'autres livres de l'auteur (parce contre je crois que ses autres livres sont plus fantasy que fantastique et c'est un genre pour lequel je suis plus difficile en général, alors on verra ce que ça donne).

  

Ce que je lis en ce moment :

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Il est bien, mais je suis pas trop dans le mood je pense, alors j'ai du mal à rentrer dedans. De toute façon cette semaine j'aurais pas le temps de lire alors peut-être qu'une petite pause me fera du bien pour reprendre la lecture avec plus d'entrain.

Et vous que lisez-vous en ce début d'été ?

 

03 juillet 2015

Coup de coeur #3 - Gilmore Girls

 

 

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J’ai découvert cette série il y a quelques années, et c’est le genre de série que je me reregarde en marathon régulièrement (en moyenne une fois par an). C’est la série feel good par excellence. Parfaite quand on a le moral un peu bas, même si elle est pas 100% guimauve loin de là. C’est amusant parce que quand j’essaye de la « vendre » aux gens, je commence toujours par dire que c’est une série où il ne se passe rien.

Pas terrible comme argument ? Et pourtant. Dans cette série on n’a pas de surnaturel, pas de meurtres, pas de conspirations, pas d’enquêtes, pas de viols, de drogues ou de longs fils rouges et de bad guys, et ça ne diminue pas la qualité de la série pour autant. Cette série ne repose que sur ses personnages et leur relation entre eux et elle arrive à être excellente. Bon je ne suis pas en adoration des deux dernières saisons, mais bon au bout de 7 saisons, la série a le droit de s’essouffler et j’ai vraiment adoré les 5 premières. Disons que les deux dernières saisons sont en dessous des précédentes, sans être mauvaises pour autant. Puis j’aime bien la fin de la série.

Puis que vous ai fait le tour de ce dont ne parle pas la série, il est temps d’expliquer de quoi elle parle. Cette série est centrée sur la famille Gilmore. Lorelai, 32 ans, a eu sa fille à 16 ans, dans une famille bourgeoise républicaine, en refusant d’épouser le père de sa fille, c’est disons… mal passé. Elle a quitté le domicile familial peu de temps après son accouchement et se débrouille seule depuis. Elle est devenue femme de chambre dans un hôtel et au fil des ans elle a gravit les échelons au point de devenir manager dudit hôtel. Sa fille est la bonne élève par excellence, que des A dans toutes les matières, elle adore les livres, la mère et la fille sont passionnées de musique (punk/rock majoritairement, ce qui nous donne une OST assez chouette) et elles ont une relation pratiquement parfaites, entre la mère/fille et la BFF. Elles n’ont que peu de contact avec les parents de Lorelai. Sauf que celle-ci veut mettre sa fille dans une école privée pour lui assurer toutes les chances d’entrer à Harvard et de faire des études de rêve, ce qu’elle n’a pas pu faire. Donc, elle doit demander de l’argent à ses parents, et sa mère en profite pour lui imposer de dîner une fois par semaine en famille, pour revenir dans la vie de fille.

A partir de là on a un drama familial banal, mais tous les personnages sont attachants à leur façon, et la relation grand-mère/mère/fille est très intéressante (avec le grand-père aussi mais la série ne s’appelle pas Gilmore GIRLS pour rien), avec ses hauts et ses bas, mais surtout, et ce que j’adore dans cette série, ce sont les dialogues. C’est probablement la série qui a les meilleurs dialogues à mes yeux (pensez l’ironie de Veronica Mars et de Buffy et multiplier par 10, non seulement il y a plus de dialogues dans cette série (les actrices parlent à une vitesse c’set impressionnant) mais ils sont très souvent à mourir de rire.

Outre les Gilmore, on a bien sûr les garçons qui feront la cour à Rory (cliché) ou à Lorelai, le propriétaire du café du coin grincheux et amoureux de Lorelai depuis qu’il l’a rencontré sans jamais se déclarer (recliché), Sookie, la meilleure amie de Lorelai, chef dans le restaurant de l’hôtel où elle travaille et ultra maladroite ce qui ajoute au comique de certaines situations, Michel, le réceptionniste (français si vous regardez la série en VO, italien si vous la regardez en VF) grincheux, insupportable avec les clients et que Lorelai envoie bouler régulièrement, Lane la meilleure amie de Rory, fanatique de musique et à qui la mère coréenne ultra croyante ne laisse que peu de liberté. Sans oublier Taylor qui organise tous les festivals de la vie (pare que oui cette ville organise des festivals pour tout, plus ridicule les uns que les autres, mais dans lesquels tout le monde s’investit (même l’asocial de Luke d’ailleurs (très souvent pour les beaux yeux de Lorelai, il faut l’avouer).

En fait, cette série repose intégralement sur ses personnages, leurs relations et les dialogies, et ça suffit tellement qu’on a pas besoin de fil rouge ou de psychokiller…

Puis cette série c’est un peu le genre de série où vous retrouver tous les acteurs que vous connaissez maintenant (Lauren Graham, Alexis Bledel, Melissa McCarthy, Jared Padalacki, Liza Weil, Matt Czuchry, Milo Ventimiglia…) Regardez là ! 

 

01 juillet 2015

La maison de Londres - Lydie Blaizot - Critique

 

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Ce qu’on nous annonce :

Londres, 1895.

Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump.

Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.

Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème… et même peut-être davantage.

 

Si l’histoire n’est pas extrêmement originale (des vampires à Londres qui sont en conflit avec un autre clan du Nord et qui doivent éduquer un nouveau venu dans leur clan, créé par accident), l’humour de la situation rattrape bien le tout. Ruppert, Arthur et Hubert sont de vieux amis, tous trois vampires depuis un temps plus ou moins long, tous aussi différent les uns des autres que possibles, mais tous ont un point commun : ils subissent leur mort plutôt que de profiter de leur nouvelle vie. Ils se raccrochent tant bien que mal à la vie qu’ils avaient auparavant, et ça ne fait que les faire souffrir. On a un Lord, un ex-médecin et un bourrin soldat (si ma mémoire est bonne, je l’ai lu il y a un moment du coup). Ils sont mandatés par le maître de leur clan pour prendre en charge le nouveau vampire du coin. Un boulet fini, avide de pouvoir mais con comme une pelle. Inutile de dire que le courant ne passe pas spécialement bien. Déjà qu’ils sont à moitié dépressifs, ça n’aide pas la situation.

Si j’ai beaucoup aimé les situations cocasses que Donald le boulet (et non le canard (ok c’était une vanne pourrie)) leur fait vivre, et la façon dont chacun essaye de vivre (j’ai particulièrement aimé l’histoire entre le Lord et l’enseignante, ils étaient tellement mignons), le défaut majeur qui m’a perturbé dans ma lecture c’est qu’on était dans le Londres victorien et au final, la façon de parler et de se comporter (en dehors du côté Lord ou militaire) faisait un peu trop moderne à mon goût pour l’époque, c’est dommage, j’adore l’époque victorienne (c’est pour ça que j’adore le steampunk, il prend souvent place à cette époque et ça me permet de m’immerger dans cette époque que j’adore (note to self : je devrais lire davantage de livres qui se déroulent dans le Londres victorien, steampunk ou pas)).

Sinon les personnages étant bien développés, de même que l’humour, ça a largement compensé. Et j’ai bien aimé que bien que la première partie du roman se concentre sur les personnages, la seconde se concentre davantage sur un fil rouge mieux construit, et sur la partie politique/relations entre vampires.

Ca fait un peu « premier roman » dans le style, du coup je suis curieuse de lire autre chose de l’auteur, pour voir comment son écriture a évolué.

 

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26 juin 2015

Coup de coeur #2 - Orphan Black

 

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Ca fait très longtemps que j’entends parler de Orphan Black sur twitter, et surtout que je vois des gifs passer sur tumblr, ce qui m’a énormément donné envie de la voir. Le pitch : Sara est une orpheline et une escroc, elle rentre à New York pour retrouver sa fille qu’elle avait laissé aux bons soins de sa mère adoptive et qui depuis ne veut plus la laisser la voir tant qu’elle se sera pas rangée. Ok Sara n’est pas la personne la plus stable, mais j’aimais pas sa mère adoptive au début pour ça. Bref, elle rentre à NY et sur le quai de la gare elle voit une femme qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Avant qu’elle n’ait eu le temps de réagir sa jumelle se jette sous un train. Brutal et expéditif. Sara décide de profiter de l’occasion pour voler son sac laissé sur le quai et décide de prendre son identité le temps de vider son compte en banque. Sympa. Malheureusement, elle n’avait pas envisagé que cette nana soit 1) une flic 2) ait un boyfriend 3) ait pas mal de secrets elle aussi.

On pourrait penser qu’on se contenterait de cette intrigue, mais très rapidement Sara découvre que cette histoire de pseudo jumelle cache quelque chose de beaucoup plus vaste. En effet, Beth, la flic, n’était pas son seul double, et elle se rend vite compte qu’elles sont plusieurs clones en fait, apparemment le fruit d’une expérience scientifique de très grande ampleur.

Au début de la série on a donc Sara, qui n’est que peu perturbée par cette information et qui a bien l’intention de récupérer l’argent et s’enfuir avec sa fille, peu importe les conséquences pour ses « sœurs », elle est très égoïste au départ et le seul qui a ses faveurs, outre sa fille, c’est son frère adoptif, Felix. Ensuite on a Allison, qui fait très Bree de Desperate Housewives, elle vit en banlieu (la réaction de Felix quand il est obligé d’aller en banlieue la première fois est à mourir de rire, très new yorkaise, on dirait qu’il va nous faire une syncope) et au départ j’étais pas super fan, trop coincée, trop pénible. Puis on a Cosima, probablement celle que j’ai préféré au départ, la scientifique/geek/sexy qui essaye de comprendre d’où elles viennent toutes et pourquoi elles semblent toutes tomber malade au fur et à mesure, qui les a créé, pourquoi, et elles sont toutes les trois quand même assez préoccupées par la question qui tue leurs autres clones ? Plus tard on découvre Helena une autre clone élevée par des fanatiques religieux et qui est un peu flippante/violente/cheloue.

Au final, toutes les 4 deviennent très attachantes au fil des épisodes. C’est intéressant de voir Sara passer d’égoïste à faire tout et n’importe quoi pour ses sœurs, Helena devenir super attachante malgré tout, ou Allison pétant des plombs ou enchainant les emmerdes très housewife style mais mêlées à l’intrigue principale. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais cette série fut un vrai coup de cœur, j’ai enchainé les 30 épisodes en une semaine et je la recommande vivement. Le jeu de Tatiana Maslany est impressionnant dans son interprétation de tous ces clones. Chapeau !

 

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