Les passions d'Elektra

Critiqueuse de tout et rien ;)

02 octobre 2012

Elementary - Saison 1 Episode 1 - Critique

 

Première scène : le meurtre de l’épisode. Puis on enchaine direct avec le réveil de Watson. Ca change de voir un Watson féminin, je sais pas si ça a déjà été fait par le passé, mais j’aime beaucoup. Puis j’adore Lucy Liu alors ça ne gâche rien. Elle a été engagée par le père de Holmes pour l’aider dans la guérison. J’ai tellement l’image du personnage que je m’étais faite en lisant les livres quand j’étais petite, et l’image de Robert Downey Junior qui joue merveilleusement bien Sherlock Holmes dans les films, que j’ai du mal à l’imaginer avec des parents, et aussi jeune. Par contre junkie ça c’est normal. Néanmoins à la première scène de Jonny Lee Miller, sa façon de parler, de partir dans tous les sens, de montrer que Holmes s’ennuie très rapidement, traits caractéristiques du personnage original, j’ai trouvé qu’il collait bien (puis, bon ok, il est pas vilain à regarder et je suis une fille).

Ils enchainent directement avec l’enquête, où Sherlock traîne Watson, à son grand désespoir. Elle doit le suivre partout, ordre du patriarche Holmes. Je me demande quand est-ce qu’on verra les parents de Sherlock. J’ai hâte de voir leur façon d’interagir tous ensemble. J’imagine bien Watson en train de tourner la tête chaque fois qu’une réflexion passe comme si elle regardait un match de tennis ou en train d’observer ça en retrait (afin d’éviter une balle perdue, évidemment) en mangeant du pop-corn.

Watson a bien l’intention d’en apprendre plus sur Sherlock, elle interroge discrètement (ou pas) l’enquêteur qui semble déjà avoir travaillé avec lui. Je me demande exactement comment elle a été embauchée. Surtout que d’après Sherlock elle était chirurgienne, alors comment passe-t-on de chirurgienne à grande sœur pour drogué en détresse ? Même si elle a perdu un patient sur la table d’opération, ça n’indique pas pourquoi elle a choisi cette voie là en particulier. Il essaye de se débarrasser d’elle en douceur, lui disant de prendre des vacances et comme elle ne s’en va pas dès le début et pour prouver qu’il a raison sur le fait qu’elle n’aime pas son boulot, il enlève les piles de ses deux réveils. Sadique. Pas étonnant de sa part…

Sherlock ne connait pas de limite, il pousse à bout une ancienne victime pour qu’elle lui donne des infos, la pousse tellement que c’est lui qui fini dehors… Bien sûr il a manigancé tout ça, du moins c’est ce qu’il dit à Watson, quand elle  revient triomphale avec l’identité du tueur. Son manque de considération pour les autres va même jusqu’à déranger tout un public d’opéra juste pour retrouver Watson qui l’a envoyé chier et lui parler de sa dernière découverte en date. Il exaspère tout le monde, elle, les flics, excepté le responsable de l’enquête, tout le monde. Il est insupportable, c’est paradoxalement ce qui fait le charme du personnage.

Il fini par résoudre le crime, découvrir qui a envoyé le tueur aux trousses de la première femme. Son propre mari, qui s’est montré très malin et n’a pas laissé de preuve, mais pas assez malin pour rester hors du champ de perception de Holmes. J’ai bien aimé qu’il fasse des excuses à Watson, on est pas vraiment habitué à le voir s’excuser, c’est assez rare chez le personnage original, d’après mes souvenirs, et ça rajoute une dimension à ce nouveau perso (par contre il est toujours mal à l’aise quand il s’excuse, je trouve ça touchant). Watson est très curieuse au sujet de Holmes et de son passé, elle n’est pas mauvaise en déduction non plus, même si c’est plus sur basé sur une observation psychologique et l’intuition que sur une observation logique des faits. Au final ils font bel et bien équipe pour arrêter le meurtrier, mais ce n’est pas pour ça que leur relation sera toujours dans le « positif » si on peut le formuler ainsi. Je suis sure qu’elle connaîtra des hauts et des bas durant les prochains épisodes. Mais tout de même, quelle équipe de choc !

 

J’adore le fait qu’on ait gardé les traits essentiels du personnage : hyperactivité, addict, bordélique, extrêmement intelligent, observateur, le besoin d’être perpétuellement stimulé cérébralement. Il a aussi un manque de délicatesse chronique avec les proches de la victime ou qui que ce soit d’autre d’ailleurs, il ne prend pas en considération les sentiments d’autrui. Je suis contente qu’ils aient conservé cette base du personnage. Sans ça il ne serait plus vraiment Sherlock Holmes. On peut lui rajouter une famille, le faire déménager à New York, le rajeunir, c’est sa personnalité qui fait le personnage. Faut pas oublier qu’il est imbu de sa personne, a toujours raison même quand il a tort et insiste pour démontrer son point de vue. Pauvre Watson, comme toujours… La seule différence notable avec le personnage d’origine c’est qu’il semble que Sherlock accepte de se désintoxiquer de la drogue (essaye-t-il juste de duper son paternel pour quelque temps ?) alors qu’en général il est plutôt branché opium… Son côté clean va-t-il durer ?

En ce qui concerne Watson, le fait qu’elle soit une femme ne change pas spécialement la donne. C’est original, ça peut sûrement donner lieu à une tension sexuelle, ou un shippage pour les fans (sera-t-il ou non exploité par les producteurs ?), mais le personnage reste, là aussi, fondamentalement le même. C’est un médecin, elle est impressionnée par la capacité de Watson à déduire autant de chose, à « deviner » selon elle, alors que c’est un pur travail d’analyse. J’aime bien voir les premières interactions entre ces deux personnages, très souvent on voit une relation déjà bien construite entre Watson et Holmes, là c’est juste les prémices. Elle est censée veiller sur lui, ici par obligation contractuelle et pas par envie mais cela peut évoluer.

Bref, j’ai adoré cet épisode et j’espèce que la suite continuera sur cette bonne lancée !

 

Posté par sayafaust à 16:39 - Elementary - Commentaires [0] - Permalien [#]
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