Les passions d'Elektra

Critiqueuse de tout et rien ;)

16 septembre 2015

Les mensonges de Locke Lamora - Scott Lynch - critique

 

1401-salauds1_org-2

 

Ce qu’on nous annonce : On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort.

En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes.

Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier,

Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

 

Il faut savoir que je ne suis pas une fan de fantasy. Excepté game of thrones je ne me souviens pas de quand j’en ai lu un (et encore je me suis arrêtée au milieu de la sage, trop de personnages chiants, sorry george). Mais ce livre, je ne l’ai pas lu d’une traite (vous avez vu la brique ? En plus j’étais pas beaucoup chez moi, et allez vous trimballer ça dans les transports en commun), ce serait mentir, mais je me suis régalée tout au long de ma lecture. Peut-être parce que le côté fantasy n’est pas ultra présent, l’intrigue pourrait aisément être transposée dans le présent. On sent le fantasy, mais pas tant que ça non.

Ce qui est intéressant dans l’écriture de ce roman, c’est que l’auteur nous fait un million de flash-back et flash forward sans qu’on soit jamais perdu une seule seconde. On commence avec un chef d’une ligue de voleurs qui veut vendre le jeune Locke à un prêtre (qui s’avère être un autre chef de ligue de voleurs) parce que c’est un fouteur de merde. Mais un fouteur de merde pas mal intentionné. On s’attache très vite au personnage, on imagine aisément sa petite bouille innocente, on lui donnerait sûrement le bon dieu sans confession (et je n’ai même pas tenté de faire un jeu de mot parce qu’il y a un personnage qui se prétend prêtre). Il est malin, roublard, il s’adapte très rapidement, sait tirer le meilleur des pires situations, bref il est adorable. Et très vite on des chapitres qui nous le présentent adulte, avec un plan ingénieux qui pourrait e^re foireux mais qui se révèle être du génie pur.

Locke n’est pas le seul attachant, mais comme la majorité des chapitres ou sous chapitres sont centrés sur lui, forcément on le connaît mieux, mais tous les personnages sont charismatiques et apportent quelque chose à l’intrigue, et la multitude de chapitre dans le passé, sur l’enfance de Locke nous montre l’organisation politico-criminelle de la ville, les gens qui ont le pouvoir (les, vrais, pas les nobles), l’univers, la formation de Locke et aussi celle de ses acolytes…

Ce roman est un pur bijou et j’ai hâte de me plonger dans la suite et savoir comment Locke va s’adapter, parce que la fin, mes aïeux, la fin m’a laissé sur le cul. Si la première moitié du livre est tranquille et nous montre tous les évènements qui se mettent en place, l’arnaque, bien évidemment, qui est quand même le thème central (après tout on se sert de l’arnaque pour introduire les souvenirs et nous montrer comment les personnages ont appris telle ou telle chose, ou rencontré telle personne, ce qui les a amené à organiser l’arnaque au final (et elle est extrêmement bien pensée)), la seconde nous amène une Némésis pour Locke, en fait, pour tous les voleurs de la ville. Le méchant est intriguant, on est incapable de deviner qui il est ou quelles sont ses motivations avant qu’ils ne nous les dévoilent lui-même. Et le roman monte en puissance à partir du moment où on a connaissance de son existence puis que Locke croise sa route.

Sans parler des dialogues qui sont plus que savoureux.

Bref, jetez vous dessus, moi je vais me jeter sur la suite, en espérant qu’elle soit du même niveau, parce que Scott Lynch a mis la barre très haut avec ce premier tome.

Posté par sayafaust à 18:00 - Livres - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Commentaires sur Les mensonges de Locke Lamora - Scott Lynch - critique

    Tout cela me paraît plein de mystère et d'aventures ! ÇA intrigue ! bonne journée sous lé signe du patrimoine ou pas du patrimoine Myrtille

    Posté par Bilichou, 19 septembre 2015 à 08:51 | | Répondre
  • Sans parler des dialogues qui sont plus que savoureux.

    Posté par www.antiquites-c, 22 juillet 2016 à 11:10 | | Répondre
Nouveau commentaire